Pôle
Éducation à la citoyenneté
& à la solidarité

Association loi du 1er juillet 1901
Préambule

L’éducation à la citoyenneté occupe une position centrale dans toute forme d’éducation. Elle contribue au développement du sens critique. Elle encourage l’engagement. Elle favorise l’esprit d’initiative. Elle enseigne l’intérêt général. L’éducation à la citoyenneté suppose l’apprentissage du respect, de soi et des autres, de la confiance …, pour un vivre ensemble harmonieux.

L’éducation à la citoyenneté produit :
« la capacité à vivre avec d’autres, à coopérer, à construire et à réaliser des projets communs, à prendre des responsabilités;
la capacité à résoudre les conflits selon les principes du droit démocratique, en particulier selon les deux principes fondamentaux qui sont l’appel à une troisième personne non impliquée dans le conflit et le débat contradictoire, dans le souci d’entendre les parties en conflit et de tendre vers la vérité. La résolution des conflits peut se faire dans une perspective de médiation qui s’efforce de construire un accord entre les parties ou selon des principes de justice où la décision appartient à un tiers selon des lois et des principes édictés avant les conflits qui sont jugés;
la capacité à intervenir dans le débat public, à argumenter et à choisir en situation » (Audigier, 1999, p. 127).

Dans notre monde globalisé et de plus en plus interdépendant tant sur le plan économique, que social, politique et culturel grâce aux fulgurantes avancées technologiques, qui font éclater les notions de frontières, l’éducation à la citoyenneté est l’un des outils permettant à chacun de nous de se familiariser à cette nouvelle société en émergence et de prendre conscience de la façon dont les décisions prises ailleurs peuvent influer sur notre mode de vie, sur notre environnement et la vie politique de notre pays.

Par ailleurs, alors que les progrès économiques sont rapides dans de nombreux domaines, une frange toujours importante de nos sociétés reste à la marge.
L’éducation à la citoyenneté vise donc, à réduire la fracture économique et sociale ainsi que la fracture culturelle et à favoriser l’égalité des chances pour les personnes qui sont issues de milieux défavorisés.

Dans le même temps, pour la pérennité de la démocratie, il importe de mobiliser les individus pour en faire des citoyens qui participent activement à la construction et à la transformation sociale, économique, politique et culturelle de la cité parce qu’ils ont la connaissance utile des lois et règlements qui régissent la société, qu’ils sont éduqués aux valeurs humanistes d’équité, de solidarité, de partage, de tolérance,e liberté individuelle, de responsabilité, de respect des autres dans leurs différences, de préservation des ressources pour le présent et les générations à venir. C’est également une formation à la civilité et une éducation à vivre les relations inter-personnelles dans la vie quotidienne.

Cette éducation à la citoyenneté doit se faire en prenant en compte la diversité des peuples, des religions, des valeurs et des cultures dans un monde où la démocratisation des transports ainsi que la généralisation des moyens électroniques de communication et de diffusion de l’information ont fait de notre planète un grand village pour que chacun puisse bénéficier avantageusement des relations interpersonnelles et interculturelles.

Le citoyen acteur de sa vie et participant à celle de la cité utilise son droit à la parole, prend part à la vie politique en votant et/ou en participant au débat politique, dispose de la liberté d’association, bénéficie de la sécurité sociale, et de prestations sociales diverses en rapport avec sa situation personnelle, familiale et économique. Il a également droit à une vie culturelle librement choisie. Tels sont les finalités de l’éducation à la citoyenneté.

Les champs du Pôle Éducation à la citoyenneté et à la solidarité

L’éducation au développement durable
Le « développement durable » est officiellement défini en 1987 par l’ONU : « Le développement durable est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs ».
« L’éducation pour le développement durable (EDD) vise à doter les individus des comportements, compétences et connaissances qui leur permettront de prendre des décisions éclairées pour eux-mêmes et les autres, aujourd’hui et à l’avenir, et de traduire ces décisions en actes » Site de l’UNESCO, Education pour le développement durable
Le principe d’équité sociale entre les générations est ainsi défendu. Ce principe doit être concilié avec les piliers suivants : les piliers économique, social et environnemental sans. oublier le pilier culturel.

Les droits de l’homme/ Les droits des enfants (l’égalité hommes/femmes – l’égalité filles/garçons) / La lutte contre les discriminations
L’éducation aux droits de l’homme cherche à ce que chaque personne connaisse ses droits et soit capable d’y faire appel dans sa vie, qu’elle réfléchisse sur les valeurs liées à ces droits, qu’elle aie des attitudes sociales, des comportements qui ne soient pas contraires à ces droits et valeurs.

La Déclaration universelle des droits de l’homme affirme le principe de la non-discrimination et proclame que tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droit, et que chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés qui y sont énoncés, sans distinction aucune, notamment de sexe.
La promotion des droits de l’homme sous toutes ses formes par la connaissance et la recherche de son application sont un passage obligé pour construire une société plus égalitaire et respectueuse des individus qu’ils soient des hommes, des femmes ou des enfants.
La discrimination à l’encontre des femmes viole les principes de l’égalité des droits et du respect de la dignité humaine, qu’elle entrave la participation des femmes, dans les mêmes conditions que les hommes, à la vie politique, sociale, économique et culturelle de leur pays, qu’elle fait obstacle à l’accroissement du bien-être de la société et de la famille et qu’elle empêche les femmes de servir leur pays et l’humanité dans toute la mesure de leurs possibilités.
Le développement complet d’un pays, le bien- être du monde et la cause de la paix demandent la participation maximale des femmes, à égalité avec les hommes, dans tous les domaines.
La contribution des femmes au bien-être de la famille et au progrès de la société, qui jusqu’à présent n’a pas été pleinement reconnue, l’importance sociale de la maternité et son rôle des parents dans la famille et dans l’éducation des enfants et son rôle dans la procréation excluent toute forme de discrimination à son encontre. Et puis, l’éducation des enfants exige le partage des responsabilités entre les hommes, les femmes et la société dans son ensemble.
Le rôle traditionnel de l’homme dans la famille et dans la société doit évoluer autant que celui de la femme si on veut parvenir à une réelle égalité de l’homme et de la femme.

La condition des enfants entre également dans ce champ d’action et leurs droits sot affirmés dans un convention signé par un grand nombre d’états. C’est un combat toujours très actuels au vu de l’importance des violations au traité.

Sont inscrits dans ce champ d’intervention, la lutte contre toutes les formes de discriminations qu’elles soient d’ordre racial, économique, ou social, du fait du handicap, …

Éducation à la paix
Il s’agit de promouvoir des valeurs, des comportements et des modes de vie qui vont dans le sens d’une culture de la paix tels que la résolution pacifique des conflits, le dialogue, la recherche de consensus et la non-violence fondés sur les notions de tolérance, de solidarité et de compréhension.
L’éducation à la paix permet, en outre, «la compréhension, la tolérance et l’amitié entre toutes les nations, groupes raciaux ou religieux.

Éducation aux médias + Internet
Les dangers liés à une pratique non raisonnée et maîtrisée des médias électroniques n’est plus à prouver. Il convient de proposer des conseils pour que chacun puisse utiliser ces outils avec l’esprit ouvert et critique.
Il est vrai qu’Internet offre la possibilité d’accéder en un clic à des banques de données gigantesques. Les moteurs de recherche permettent de surfer par mots clés et liens hypertextes dans d’immenses bibliothèques et encyclopédies. Mais l’absence d’agent médiateur pose la question de la capacité d’analyse critique, de recul par rapport à la fiabilité des données qui sont diffusés et du développement de la créativité.
L’éducation aux médias joue une rôle important dans l’éducation des jeunes pour les sensibiliser au libre échange de l’information et de la connaissance en appréciant les médias et en participant à leurs divers usages. L’accès libre et équitable à l’information et à la connaissance est une composante essentielle pour autonomiser les individus et assurer leur participation dans les sociétés du savoir.

Il s’agit de montrer de nouvelles voies pour que les individus puissent valoriser leur participation dans la vie politique et culturelle de la société par les médias. En particulier, promouvoir l’accès de tous aux médias, tout en augmentant leur appréciation critique des maintes activités de ces derniers ; l’éducation aux médias et à internet se placent dans une perspective de développement durable et essaient de relever certains des défis qui se posent aux sociétés du savoir, et plus particulièrement le fossé numérique. Il promeut le partage des ressources, donne des détails sur les stratégies et les outils disponibles et capitalise sur les bonnes pratiques.
L’éducation aux médias concerne aussi les parents et toute autre personne impliqué dans l’éducation des jeunes.
L’enjeu de l’éducation aux médias et à internet est de permettre à chacun d’exercer sa citoyenneté dans une société de l’information et de la communication, de former des « cybercitoyens » actif et éclairés.

L’éducation aux médias et à l’information, c’est promouvoir une pratique citoyenne des médias c’est-à-dire une lecture critique et distanciée de leurs contenus et une initiation aux langages, aux formes médiatiques pour pouvoir s’informer suffisamment, s’exprimer librement et produire soi-même de l’information. C’est également le développement d’une compétence de recherche, de sélection et d’interprétation de l’information, ainsi que d’évaluation des sources et des contenus
Mais aussi une compréhension des médias, des réseaux et des phénomènes informationnels dans toutes leurs dimensions : économique, sociétale, technique, éthique.

L’éducation aux usages responsables d’internet et des réseaux sociaux sert à :
Apprendre à utiliser les opportunités offertes par ces nouveaux médias tout en assurant sa protection, celle de son image numérique et de sa vie privée sur internet et sur les réseaux sociaux, et prévenir les risques d’atteintes aux droits des enfants (cyberharcèlement, de nature xénophobe, sexiste, raciste, homophobe, diffamatoire, etc.)
Apprendre à distinguer entre réalité et fiction.
Apprendre un usage d’internet légal, éthique, citoyen et respectueux d’autrui.
Être informé sur les moyens dont on dispose pour se défendre on est victime d’une infraction portant atteinte à sa personne sur internet.
Réfléchir sur le plagiat et de respect de la propriété intellectuelle.

Action humanitaire et solidaire
L’action humanitaire doit être guidée par les principes humanitaires, à savoir : l’humanité, ce qui implique qu’une place centrale soit accordée à la sauvegarde de la vie humaine et à l’atténuation des souffrances où qu’elles se produisent ; l’impartialité, ce qui suppose que la mise en œuvre soit dictée uniquement par l’ampleur des besoins, sans discrimination entre les populations affectées ou entre leurs membres ; la neutralité, ce qui signifie qu’il faut veiller à ne pas favoriser une partie plutôt qu’une autre à un conflit armé ou à tout autre différend ; et l’indépendance, ce qui veut dire qu’il ne faut pas mêler aux objectifs humanitaires des objectifs politiques, économiques, militaires ou autres qu’un acteur pourrait avoir concernant une zone où une action humanitaire est mise en œuvre.

Bien-être, santé et nutrition
Compte-tenu des problématiques actuelles de santé publique, notamment l’accroissement des inégalités sociales de santé, la prévention est au cœur du dispositif de la stratégie nationale de santé. Le temps périscolaire offre une belle opportunité de temps pour promouvoir des comportements favorables pour la santé : pratiquer de l’activité physique, promouvoir des conseils nutritionnels, développer l’éveil au goût et l’éducation alimentaire en valorisant les ressources nutritionnelles locales.
L’éducation à la santé doit parler de liberté, pour notamment donner à un jeune les moyens de refuser par exemple la première cigarette qui lui sera proposée. Ce travail doit être amorcé auprès des plus petits par tous les adultes, dans une logique de complémentarité des actions de prévention.