Pôle
Arts & Culture

Association loi du 1er juillet 1901
Préambule

Dans la plupart des cultures, les arts font partie intégrante de la vie. En ce sens, l’éducation artistique ne limite pas les arts à un outil d’éducation supplémentaire, et n’a pas pour simple ambition d’intégrer les arts comme sujet principal, au sein des programmes éducatifs.

L’UNESCO soutient l’éducation artistique à travers deux approches qui peuvent être complémentaires. La première approche concerne l’éducation à travers les arts/la culture et démontre comment les expressions artistiques, les ressources et pratiques culturelles, contemporaines et traditionnelles peuvent être utilisées comme un outil éducatif. Elle a pour but de souligner la richesse de la culture, du savoir et du savoir-faire des sociétés pour favoriser une approche interdisciplinaire et renforcer la participation dans un vaste nombre de domaines.
La seconde approche se réfère à l’éducation dans les arts/la culture et met l’accent sur les perspectives culturelles, multi et interculturelles ; sur le respect des cultures à travers les procédés éducatifs. Ce type d’approche contribue à améliorer la compréhension de l’importance de la diversité culturelle et encourage le maintien de la cohésion sociale.

Introduire les arts et les pratiques culturelles dans des environnements éducatifs constitue un réel atout, résultat d’un développement intellectuel, émotionnel et psychologique équilibré des individus et des sociétés. Une telle éducation renforce non seulement le développement cognitif et l’acquisition de connaissances sur la vie et l’alphabétisation – la pensée innovante et créative, la réflexion critique, les compétences communicationnelles et interpersonnelles, etc – mais participe aussi à l’adaptabilité sociale et à la prise de conscience culturelle des individus. Elle leur permet ainsi de construire une identité personnelle et collective et de comprendre ce que sont la tolérance, l’acceptation et l’appréciation des autres. Son impact est remarquable sur le développement des sociétés : il concerne l’amélioration de la cohésion sociale et de la diversité culturelle, mais aussi la prévention de la standardisation et la promotion du développement durable

Il s’agit d’ancrer la culture dans toutes les politiques de développement, qu’elles concernent l’éducation, les sciences, la communication, la santé, l’environnement, le tourisme et de soutenir le développement du secteur culturel par le biais des industries créatives : ainsi, en contribuant à l’atténuation de la pauvreté, la culture est-elle un atout pour la cohésion sociale.

Il est crucial de garantir les droits culturels, l’accès aux biens et services culturels, la libre participation à la vie culturelle et la liberté d’expression artistique pour forger des sociétés inclusives et équitables. Une approche fondée sur les droits de la culture et le respect de la diversité culturelle et linguistique devrait être promue dans les politiques et les cadres juridiques nationaux et régionaux, y compris la prise en considération des minorités, l’équilibre entre les sexes, et les préoccupations des jeunes et des différents peuples autochtones. Les valeurs, les atouts et les pratiques culturelles, dont ceux des minorités et des peuples autochtones, devraient être intégrés dans les programmes d’éducation et de communication, et ils devraient être protégés et dûment reconnus. L’initiation à la culture à l’école devrait faire partie intégrante d’une éducation de qualité et elle devrait jouer un rôle important dans la promotion de sociétés inclusives et équitables. Un soutien particulier devrait être apporté aux programmes culturels qui encouragent la créativité et l’expression artistique, tirent les enseignements du passé et promeuvent la démocratie et la liberté d’expression, et aussi portent sur les questions de genre, la discrimination et les traumatismes causés par la violence. (UNESCO)

Une vie culturelle dynamique et la qualité des environnements historiques sont la clé de la réalisation de villes durables. Les collectivités locales devraient préserver et améliorer ces environnements en harmonie avec leur contexte naturel. Les politiques sensibles à la culture dans les villes devraient promouvoir le respect de la diversité, la transmission et la continuité des valeurs, et l’inclusivité en renforçant la représentation et la participation des individus et des communautés dans la vie publique et en améliorant la situation des groupes les plus défavorisés. Les infrastructures culturelles telles que les musées et autres installations culturelles devraient servir d’espaces de dialogue et d’inclusion sociale, aidant à réduire la violence et à favoriser la cohésion. Le réaménagement, conduit par la culture, des zones urbaines, et en particulier des espaces publics, devrait être promu afin de préserver le tissu social, d’améliorer les retombées économiques et d’accroître la compétitivité, en impulsant tout un ensemble de pratiques du patrimoine culturel immatériel ainsi que d’expressions créatives contemporaines. Les industries culturelles et créatives devraient être promues, de même que la revitalisation urbaine fondée sur le patrimoine et le tourisme durable, en tant que puissants sous-secteurs économiques qui génèrent des emplois verts, stimulent le développement local et encouragent la créativité. (UNESCO)

La culture est au cœur de l’égalité des sexes et du développement par le fait même que la culture offre un cadre et définit les relations entre les sexes. Les rôles, les responsabilités, l’accès aux ressources et les occasions offertes aux hommes et aux femmes de participer ou de bénéficier des efforts de développement qui prédominent, varient dans une large mesure selon les temps et les espaces considérés entre les groupes culturels. Or dans de nombreuses sociétés les femmes sont souvent les productrices, les transmettrices et les gardiennes du patrimoine, des traditions et des expressions créatrices. Les droits humains des femmes constituent donc un problème culturel crucial. En effet, ils opposent des valeurs universelles et éthiques à des particularités locales. Les droits humains des femmes sont particulièrement importants dans le contexte du développement, car ils permettent aux femmes vulnérables et désavantagées telles que les pauvres et les marginalisées d’affirmer leurs droits et de devenir les agents de leur propre développement. (Professeur Mbom, Université de New York)

La culture considérée en tant qu’activité économique recouvrant le patrimoine, les arts, les industries créatives et le tourisme culturel équitable, a un rôle extraordinaire et néanmoins encore largement inexploité à jouer, en contribuant aux diverses dimensions du développement durable.

Les ressources culturelles d’une communauté peuvent stimuler le développement économique inclusif ou se convertir sous cette forme, en valorisant l’identité, les traditions.
Droits de la personne, Égalité et Durabilité sont les trois principes directeurs du développement durable qui sont répertoriés dans le rapport des Nations Unies « Réaliser l’avenir que nous voulons pour tous ».les productions culturelles uniques de cette communauté, ce qui est générateur d’emplois, de revenus et de débouchés commerciaux et contribue à la réduction de la pauvreté. En effet, les statistiques montrent qu’il s’agit dans de nombreuses économies, de l’un des secteurs à la croissance la plus rapide ; il a recours à des matériaux et des ressources disponibles sur place et qui, par nature, sont accessibles à tous les groupes de la société, y compris les femmes et les filles, les groupes marginalisés et les jeunes en général. Ce type d’opportunités concerne en particulier les régions en développement du monde, qui sont riches en ressources culturelles et disposent d’importants contingents de main-d’œuvre.

Le développement social inclusif est un domaine dans lequel est souvent reconnue la valeur intrinsèque de la culture ; on admet que cette dernière donne le sentiment de faire partie et d’être membre d’une communauté unie, tout en aidant les gens à garder des liens étroits avec leurs racines et avec la terre – auxquels beaucoup s’identifient, et en particulier les peuples autochtones. En outre, le fait de sauvegarder et de respecter la diversité culturelle aide à entretenir un climat propice à la tolérance et à l’entente mutuelle, dans lequel les minorités sont reconnues et où la société en général est plus inclusive, stable et résiliente. La culture et le patrimoine sont également des sources majeures d’apprentissage et d’inspiration et ils peuvent devenir de véritables gisements de créativité, ce qui renforce l’innovation et l’entreprenariat.
Il faut noter, en outre, que le fait que la possibilité de participer à la vie culturelle, d’avoir la liberté de mener des activités artistiques et d’être susceptible de bénéficier de la protection d’une production littéraire ou artistique, est un ensemble de droits humains fondamentaux qui font partie des droits garantis en tant que tels dans le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels. (UNESCO)

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Diversité culturelle // Interculturel